Comme quoi le marketing gustatif peut bel et bien être la touche parfaite, sans qu’il soit question de réellement manger…

Comme quoi le marketing gustatif peut bel et bien être la touche parfaite, sans qu’il soit question de réellement manger…

Gourmandise, quand tu nous tiens! Existe-t-il plus beau vice que celui de déguster, de découvrir des saveurs nouvelles et surprenantes? Goûter est un plaisir si universel que le vocabulaire qui y est lié est très vaste, beaucoup plus que celui dont on se sert pour raconter les odeurs. Et pour certains, les mots suffisent à leur mettre l’eau à la bouche. Littéralement!

Ces gens associent les mots et les sons à des saveurs. Qu’une syllabe soit lue, pensée ou entendue, ce type de synesthésie sollicite les papilles gustatives. Certains sons deviennent donc amers, sucrés, salés ou acides.

Mais… attendez une seconde.

Dans chacun des articles précédents, on comprenait assez aisément comment les consommateurs sont affectés par des combinaisons de sens. Mais associer automatiquement des mots et des saveurs… Vraiment?

Eh bien! Nous sommes beaucoup plus concernés que  nous pourrions le croire!

Se laisser tenter

Le marketing gustatif prend bien sûr racine dans le domaine alimentaire avec les dégustations de tout genre. Les kiosques dans les supermarchés fonctionnent bien, surtout lorsqu’ils proposent de tester des aliments à prix réduit. Les ventes de cet item grimpent inévitablement.

David’s Tea joue de la même manière avec nos papilles en nous accueillant un thé à la main. On goûte sur place un produit vedette vers lequel on ne se serait peut-être pas tourné de prime abord. On l’aime, on en ramène à la maison. C’est aussi simple que ça!

Mais déjà, cette entreprise va plus loin que la dégustation promotionnelle : en offrant une boisson chaude à ses clients dès leur entrée en boutique, elle instaure un climat, un temps de pause presque obligatoire – dont personne ne se plaint évidemment. De cette manière, David’s Tea se sert du marketing sensoriel pour bonifier l’expérience de sa clientèle. La marque transmet alors un message du genre « la petite pause volée, c’est ici qu’elle se prend! ». Efficace, non?

Séduire par l’estomac

Au-delà de l’univers du comestible, le marketing gustatif s’infiltre absolument partout : dentifrice, médicaments, rouge à lèvres, cigarettes et même jouets pour enfants! s’immiscent dans notre quotidien comme jamais auparavant grâce à la magie des scientifiques. Et la clientèle comme le commerce en profitent largement.

La compagnie Lush use joyeusement de la propension humaine à suivre son appétit en créant des produits qui interpellent les papilles. Savons aux formes pâtissières ou aux arômes fruités, l’ambiance de marché est totale et met l’eau à la bouche. Et pourtant, ce n’est pas un commerce alimentaire! Comme quoi le marketing gustatif peut bel et bien être la touche parfaite, sans qu’il soit question de réellement manger…

Un petit bémol cependant : comme les préférences gustatives sont personnelles à chacun, il est facile de faire fausse route. Nombreux donc les produits renvoyés sur la table à dessin à cause de ce genre d’erreur. Néanmoins, une certaine « internationalisation » des saveurs existe. La preuve? Pensons à la mode des sushis. Méconnus au Canada il y a si peu de temps, peu de gourmands n’en sont pas friands maintenant!

Goûter avec les yeux

On le sait bien, la gourmandise c’est le désir. Mais la gourmandise sollicite plusieurs sens, dont la vue. Et c’est là que vous comprendrez comment les mots – et les couleurs – font saliver.

Parce que la couleur influence notre perception du goût. Une étude sur ce sujet a obtenu des résultats fort intéressants en proposant à ses participants de déguster des boissons à l’aveugle. Seulement 20 % des saveurs ont alors été identifiées correctement.

Dans un second test, les chercheurs modifiaient l’apparence du liquide (par exemple, une boisson à saveur de cerise était orange). Cette fois, 40 % des répondants étaient certains de boire une boisson à l’orange. On peut retirer de cette expérience que les couleurs influencent la perception des saveurs parce qu’en règle générale, ce qui est rouge goûte la cerise, ce qui est vert, les pommes, etc.

S’enivrer le regard

Un autre liquide que l’on goûte avec les yeux : le vin. Des recherches indiquent que l’éclairage de la pièce dans laquelle la dégustation se tient peut nous jouer des tours. Un éclairage à dominance rouge ou bleu augmente l’appréciation générale du vin (et le prix que le consommateur débourserait), comparativement à un éclairage vert ou blanc.

Ces mêmes chercheurs ont été jusqu’à colorer des vins blanc pour leur donner une robe rouge, trompant du coup les experts qui disaient pourtant y retrouver des saveurs spécifiques aux vins rouges.

Comme quoi le goût, c’est bien plus qu’une question de langue!

 


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