Mois : mai 2017

Ne pas hocher la tête, ne pas sourire.

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Par Anaël Turcotte

On illustre souvent l’écrivainE comme une personne solitaire, très tournée vers l’intérieur, craintive de poser le prochain mot exact sur sa page blanche. On l’imagine prendre une gorgée d’eau, inspirer un bon coup et écrire une à une les lettres qui formeront la phrase parfaite.

 

Cette image est à des kilomètres de la réalité. La rédaction et la création littéraire demandent un certain travail d’introspection et de réflexion, oui, mais l’essentiel de l’acte demeure un travail de bûcheron. Un travail, oui oui! La majeure partie d’un texte est formée d’essais, d’erreurs et de reformulations. On peut écrire quelque chose de très bon au premier jet, mais ce sera toujours meilleur après un retravail minutieux et sensible. Par où commencer?

 

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Moi… et des mots!

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Par Josée Marquis

Je me présente, moi, et ce que j’ai à vous dire, c’est…

Un instant d’introspection s’il vous plait. Silence… et puis… rien! C’est comme ça que je vous parle de moi. Un vide, le néant, une page blanche. Pire encore, des expressions qui sonnent faux, qui passent à côté de l’objectif et fusent dans mille directions opposées. Le cauchemar d’une rédactrice, n’est-ce pas? Le manque d’idées, de mots. Cordonnier mal chaussé?

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Nombre de mots : 804

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Par Guy Langlois

J’étais toujours le premier, à l’école, à finir mes compositions écrites. Brouillon et propre. Je m’en faisais pratiquement une compétition, me motivant maladivement. Quand, avec mon doigt, je comptais les mots et dépassais systématiquement le nombre demandé, la plupart des enfants n’avaient même pas fini leur brouillon.

Au bas de la page, j’inscrivais : 833 mots. Je soulevais la tête, épiais la classe au grand complet, et m’assurais que tout le monde avait encore la face carré dans sa feuille. Fier, je me levais, apportais ma copie au professeur, et retournais à mon pupitre pour faire du «travail personnel» (la récompense des Dieux, à l’époque). And that’s it. J’étais encore le premier. Et je savais que j’aurais encore 95 %. J’avais toujours 95 %. Et je m’en vantais.

 

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