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Par Josée Marquis

« Allez hop, cascades! »…  André-Philippe Gagnon personnifiait Jean-Paul Belmondo pour créer le slogan GM des années 80! Il rivalisait fièrement avec le « Terrible, terrible, terrible! » de Claude Meunier pour Pepsi… Est-ce que ça existe encore, cette façon qu’on avait d’accrocher sur les publicités? Le visage de la publicité a changé depuis les 80’s et les attentes du public se sont haussées d’un cran. Le secret de la Caramilk a fait les belles années publicitaires de la fameuse barre de chocolat qui célébrera ses 50 ans en 2018, mais a-t-elle réussi à semer les inspecteurs Google du web 2.0?

A-t-on créé une chanson aussi puissante que le menu chanté du McDo ou de la Juicy Fruit, « si renversante… »?

 

A-t-on réussi à savoir pourquoi, dans les années 80, les gens aimaient boire du bouillon de bœuf? « Il est parti prendre son Bovril… »

 

Et qui ne se souvient pas du numéro de téléphone de l’institut linguistique 254-6011?

Vous avez d’autres perles nostalgiques à me rappeler?

Mes jeunes années ont été bercées par ces slogans qui s’incrustaient sournoisement dans notre quotidien. La télévision occupait une place importante dans nos maisonnées et les pauses publicitaires n’étaient pas affectées par l’arrivée du VHS, puisque la mode, c’était d’écouter les émissions en temps réel pour en jaser le lendemain en prenant « un petit café » Maxwell House!   À chaque fois que nous disions ce fameux « Allez hop, cascades! », notre contribution à l’élévation spirituelle de la marque GM était loin de nos préoccupations. Et pourtant, le « terrible, terrible » Claude Meunier a réussi à faire en sorte que le Québec fût le seul endroit au Canada où la marque Pepsi déclassa Coca-Cola, phénomène directement lié à la publicité québécoise de Pepsi et son « Ici, c’est Pepsi ».

Ces pauses publicitaires, on les aimait! Les clins d’œil répétitifs entendus à l’épicerie du coin reflétaient notre identification à ces expressions bien de chez nous. Avons-nous encore ces références? Peut-on les comparer aux vidéos virales partagées sur Facebook? En longévité, permettez-moi d’en douter! L’impact instantané de ces publicités de notre enfance était moins fracassant, mais s’étirait sur des semaines, parfois des mois ou des années. Elles s’installaient dans notre vocabulaire, elles s’incrustaient dans nos conversations. Aujourd’hui, elles se positionnent le temps d’un clic!  C’était beaucoup plus long de chercher la télécommande pour zapper de Radio-Canada à Télé-Métropole!

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