Par Guy Langlois

J’étais trop jeune quand La Petite Vie a commencé à être diffusée, en 1993. J’avais vu des bribes d’épisodes, d’un œil distrait, lorsque la série s’est terminée cinq ans plus tard. Mais rien de fanatique.

Je connaissais, de nom, de visage et de manières, les personnages de Moman et Popa. Je savais que l’une portait un bonnet, et que l’autre aimait les sacs de vidanges. C’était comique, tout au plus, et de savoir que l’émission possédait le record de la plus importante cote d’écoute de la télévision québécoise était une connaissance intéressante à acquérir pour une question quiz. Là s’arrêtait mon intérêt pour La Petite Vie.

Jusqu’au jour où, près de l’âge adulte, faute de n’avoir rien d’autre de mieux à regarder, je me suis concentré sur un épisode complet.

Et comme les Français disent : « Where have you been all my life!? »

Un admirateur était né. Et ne m’a plus quitté.

En termes de malentendus, de vaudeville caricature et de délicieux imbroglios, il n’y a pas grand-chose qui s’en approche. J’oserais même dire que La Petite Vie est une classe de maître en écriture « malentendante », ou comment faire évoluer des personnages qui s’haïssent dans leurs incompréhension mutuelle.

On pourrait décortiquer la série en plusieurs modules et philosopher sur le sujet, mais honnêtement, en ce moment, un extrait culte serait plus le fun…

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