No stress!

 

 

Par Josée Marquis

Mes vacances estivales 2018 se sont terminées le 5 août dernier. À chaque année, j’évite les fameuses vacances de la construction, mais cette année, pour des raisons pratiques, j’ai abdiqué de ma solide position pour faire l’essai de ces deux semaines bien ancrées dans notre paysage estival québécois.

De la résistance la plus totale, je suis passée en mode « advienne que pourra – alea jacta ! ».

Cet élan de « lâcher-prise » me fit d’abord réaliser que je n’avais rien de prévu. Et c’est là qu’est entré dans ma préparation de vacances le mantra qui me collerait à la peau, d’un commun accord avec mon amoureux et mon fils, pendant 2 semaines : no stress !  On fait ce qui nous tente, quand ça nous tente. Pas d’horloge (dans la mesure du possible), pas de budget (jusqu’à ce que l’Interac nous rejette du système) et pas (ou peu) de cellulaire. D’accord, j’avoue qu’il y a matière à compromis pour cette dernière mention : allons-y plutôt pour « pas d’ordinateur ouvert » et « cellulaire autorisé seulement pour photos, selfies devant un paysage majestueux ou statuts pompeux de bonheur sur Facebook ».   Pour le reste, no stress !

Premier constat : les motels de notre enfance sont plus faciles à réserver qu’une place en camping.  Ça m’a pris 2 minutes réserver une chambre et ce, à deux reprises en plein cœur des vacances de la construction.  Il parait que les gens réservent de plus en plus à la dernière minute pour ce qui est des séjours en motel/hôtel.  Par contre, toutes les entrées de camping le long de la 132 affichent complet en lettres majuscules : la mode est au caravaning.  Quel bonheur pour ceux qui, comme moi, choisissent des vacances en mode « années 80 ». Comme dans le temps, on s’entasse dans une chambre de motel et on prend congé de ménage ! No stress !

Deuxième constat : la nature est magnifique au Bas-St-Laurent. Même si je suis native d’ici, je réalise à coup de mini road-trips que mon coin de pays est un vaste territoire à explorer. Rien à envier à Cayo Coco (voir la photo en titre de mon article) : plusieurs plages en bordure du fleuve sont magnifiques !  À Pointe-au-Père, Rivière-Trois-Pistoles, Sainte-Luce-sur-Mer ou encore, aux abords du Lac Témiscouata et du Grand lac Squatec. Les sentiers de la Halte lacustre à Lejeune vous mèneront à un point de vue époustouflant sur ce lac.  Plusieurs villages ont aussi leurs trésors bien cachés : le chemin Rivière-des-vases à Cacouna, le quai de l’Isle-Verte, les bagels au chocolat de St-Simon, la Vierge du Rocher à St-Pierre-de-Lamy. Laissons-nous guider par la route et arrêtons-nous le temps de contempler. Il n’y a pas plus no stress que ça !

Troisième constat : toute bonne chose a une fin !  Et la pire chose à faire lorsqu’on est en vacances, c’est de constater l’imminence de la fin de celles-ci. Le décompte : il reste 4, 3, 2 jours… Arrêtez ça et vivez dans le déni jusqu’à la fin. Vivez comme si vous étiez à la première journée de vos vacances jusqu’à la fin de votre vie. Respirez chaque journée pour vous remplir d’une énergie nouvelle. Elle peut sentir l’air salin du fleuve ou l’assouplisseur de vos draps. Ce temps vous appartient et vous avez le droit de le vivre en mode no stress jusqu’à la dernière seconde. Et, de mon côté, je vous avouerai que cette bulle de zénitude m’a permis de vivre les plus belles, les plus contemplatives et les plus heureuses (amoureuses) vacances de ma vie!  Rien de plus romantique qu’un coucher de soleil sur le balcon d’un motel à Trois-Pistoles… No stress, sweet love !

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2 Comments

  1. Belle Josée! Te lire est tellement magique et tout comme toi cet été je suis partie avec mon amoureux sur un no where en Gaspésie! Et ouf, comme c’est magnifique. Notre Québec. Continue ton superbe travail. Profites de chaque instant, vacances ou non.

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