Catégorie : Chroniques d’humeur (page 2 of 9)

Petit traité de la pop et du métal

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Par Anaël Turcotte

J’ai entendu les pires atrocités à propos de la musique. Il y a des remarques me font grincer des dents. Les gens s’identifient tellement à leur playlist qu’ils vont vous scander les pires recettes de mots que le dictionnaire a jamais vues juste pour défendre que « leur genre » de musique est le seul choix valable pour une personne décente. Calmez-vous, c’est juste des ondulations dans l’air!

 

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Oh, Susie Q…

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Par Josée Marquis

 

Mélomane…  Je suis une mélomane depuis le premier instant où mes oreilles ont su déceler la différence entre une note de musique et un son quelconque. La musique me prend, me chavire, me torture, m’anime… Elle s’avère un dérivé de l’amour pur, de l’émotion spontanée, de la pulsion viscérale. La musique est vie. N’est-ce pas pour cette raison que les disquaires n’ont pas encore jeté les armes? Que les émissions de téléréalité à la recherche d’une nouvelle voix époustouflante n’ont pas encore atteint le seuil de l’écoeurite populaire?

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La colonne « Genre »

Chaos

Par Guy Langlois

Je suis un tas d’obsession. J’ai des TOC, des manies, je me mange les doigts, j’ai essayé d’arrêter, ça n’a jamais marché. Je réorganise des objets quand ils ne sont pas symétriques. Si je veux baisser le son de la télé à 23, je dois l’amener à 22 avant de le monter d’une coche.

 

Je n’ai pas le syndrome de la lumière éteinte, ouverte, éteinte, ouverte, ni des craques dans le plancher. Mais pas loin. Je ne suis pas confirmé bon pour l’institut psychiatrique, mais j’ai reçu une invitation pour les portes ouvertes.

 

Et l’une des mes manies préférées est le classement de ma bibliothèque musicale.

 

Je regarde avec horreur les listes de lecture de gens que je connais (et que je devrais supprimer de ma vie) qui sont remplies de « Track 3 » sans album, et j’ai un goût surette de vomi qui remonte devant « cranberries », « Cranberries », « The Cranberries » et « Cranberries, The » dans une même fenêtre.
GET IT TOGETHER BÂTARD!

 

Ça me fait frissonner comme des ongles sur un tableau. Ou pour utiliser une analogie moins clichée, comme entendre parler un participant de Célibataire et nu. Comment fais-tu pour te retrouver dans ta mare non classée, ta forêt amazonienne mélodieuse, ton océan de déchets musicaux qui flottent n’importe comment? Tu PENSES que c’est juste une liste de lecture et que c’est pas si important. Tu PENSES ça. Mais c’est pas juste une liste de lecture, c’est la représentation de ton âme et ce qui la compose. Et là, LÀ, tu me démontres que ton âme est plus confuse qu’un discours de Trump. Qu’est-ce que tu cherches à gagner avec cette affirmation? Que t’es au-dessus de tout? Que ta vie est tellement chill? Tu veux montrer que t’es trop occupé à prendre des photos Instagram de toi en train de faire du hiking avec trois lattés à la citrouille din’ mains (so fitness, much health) pour classer tes albums de Nirvana comme du monde? HEILLE. Y’a des enfants qui meurent de faim en Afrique mais qui prennent quand même le temps de ranger leurs bongos en ordre de grosseur. Pis toi, petit nord-américain qui en a trop, t’as 17 chansons « Untitled 19-01-2010 11:32 » qui parasitent ta playlist comme des cancers pis t’en es fier?

 

  1. Moi, je me sens pas bien, je vais aller prendre de l’air.

 

T’as été invectivé, réfléchis à ça. Mais y’a une chose sur laquelle je vais être clément. Parce que je ne le fais pas moi-même. Et parce que je ne comprends pas pourquoi, en 2017, même pour quelqu’un qui classe maladivement sa playlist, on le ferait. J’attire ton attention sur la colonne Genre.

 

On ne classe plus les gens en genres. On peut être ce qu’on veut, aujourd’hui. On peut être un homme, une femme, un homme-femme, rien de ça, ou un pigeon. Pis c’est correct. Arrive sur Terre bonhomme (ou bonnefemme, ou bonhomme-femme) : en 2017, pour les gens comme pour la musique, plus personne ne classe ça en genre.

J’ai de la dance-pop avec une fille qui chante de l’opéra. J’ai du Nu metal mélangé avec du hip-hop. De la « world » music!? Qu’essé ça!? N’importe quoi qui chante pas en anglais? Ah pis, du flametal, ça existe. C’est du métal avec du flamenco. Tu le savais pas, ast’heure tu le sais, pis tu vas aller en chercher.

 

Ce n’est plus possible de classer les genres musicaux, et encore, ce n’est pas convenable de le faire. Si j’en faisais, de la musique, je ne voudrais pas qu’on classe mon style. Probablement que j’en aurais 15 sur un même album. Ça me fait rire : tu penses vraiment que tu peux inscrire le même genre pour toutes les tounes d’un même album? Si tu fais du rock, pis sur une toune, t’ajoutes du bouzouki, ça marche plus. Tu ne fais plus du rock, tu fais du world rock. Pis vu que world, ça veut fudging rien dire, on va écrire que tu fais du « rock à sonorité exotique » pour une toune. T’sé, tant qu’à dire des niaiseries…

 

As-tu déjà tapé « Liste des genres musicaux » sur Wikipédia? Check ça et pleure.

 

Un jour, j’en suis venu à la raison, et j’ai supprimé l’entièreté de la colonne Genre. J’avais auparavant passé des heures cumulées à trouver le style spécifique de chaque chanson. Un soir où j’ai voulu taper « folk rock médiéval norvégien », je me suis regardé dans le miroir, et je me suis détesté. Je ne reconnaissais plus l’homme que j’étais devenu. J’ai craché dans mon reflet, je suis retourné à mon ordinateur, et dans un élan de rage, probablement avec le O fortuna en arrière-plan, j’ai détruit la colonne Genre. J’ai vu disparaître d’un trait sec les 148 genres avec lesquels j’avais classé ma bibliothèque musicale.

 

Et depuis ce jour, j’ai enfin compris ce que ça voulait dire, se respecter.

 

Se respecter, et respecter l’éventail innommable de sons qu’est devenue la musique.

 

Et cela est juste et bon.

 

*Gorgée de thé*

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Cette voix

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Par Josée Marquis

 

Quand j’étais jeune et naïve (je le suis encore parfois!), j’avais entendu entre les branches des saules de mon patelin natal que pour avoir une voix claire, il fallait manger des rôties brûlées. Alors, même si ça me faisait grimacer, je m’évertuais à faire crier le détecteur de fumée, avec le rêve d’obtenir enfin cette voix frêle et aiguë destinée aux princesses Disney.  Parce que moi, j’avais une voix plus grave. Une voix que je n’aimais pas. Avec cette voix, je ne pouvais pas rêver d’être une sirène, ni chanter les hits de Nathalie Simard, pas même ceux de René!

 

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En anglais s’il vous plaît

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Par Guy Langlois

 

J’ai haïs mon secondaire.

 

J’étais un petit gros avec des intérêts bizarres (j’aimais les tours de magie et Shania Twain), ma mère m’a forcé à porter une chemise blanche rentrée dans les pantalons à ma première journée (quand tous les ados cools s’habillaient avec du linge cool pour être cools parce que t’as juste une chance d’être cool à ta première journée de secondaire et si tu manques ta chance d’être cool, t’es faite pendant cinq ans), et j’étais plus jeune que tout le monde, parce que j’avais sauté une classe au primaire, ce qui me valait d’être classé au rang de larve par mes camarades.

 

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Vacances dont vous êtes le héros

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Par Anaël Turcotte

Vous aviez hâte aux vacances. Vous partez du travail un vendredi de juillet. Enfin du temps en solo pour relaxer et prendre soin. Vous arrivez chez vous et vous passez devant le miroir. Vous y apercevez une masse étrange se déplacer en même temps que vous. Vous retournez au-devant dudit miroir. C’est vous, mais en plus vieux. Ça fait longtemps que vous ne vous étiez pas vus, vous et vous-même. Vous dites salut à vous-même à travers la vitre. Vous-même vous répond avec un sourire croche. Vous regrettez de vous avoir dit salut. Maintenant vous êtes obligés de converser. Vous ne vous êtes pas écrit depuis des années. Malaise.

 

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Guy, je « scrappe » tes vacances!

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En réponse à ton dernier billet (Maudit Larousse), mon cher collègue Guy Langlois, j’ai bien l’intention, au cours des prochaines minutes de « scrapper » tes vacances!  Oui, oui! Toi qui pensais dormir, relaxer, végéter. Toi qui pensais flirter avec le coma pendant 14 longues journées afin de braver le courant pop-vacations-sac-à-vie : je vais délibérément jouer les trouble-fêtes!

 

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Maudit Larousse

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Un texte de Guy Langlois.

 

Vacances.

 

Comme les mots « amour » et « Canada », celui-ci ne crée chez moi qu’un sentiment de perplexité, d’inconfort, d’amour-haine et des démangeaisons à des endroits impurs.

 

Je vais me rabattre au Larousse.

 

Vacances (n.f. pluriel) :

 

– Période d’arrêt légal de travail dans les écoles, les universités, fixées selon un calendrier.

– Période légale d’arrêt de travail des salariés, pendant laquelle de nombreuses personnes se déplacent.

 

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Gérer les autres?

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Par Anaël Turcotte

 

Pour certaines personnes, gérer un projet signifie contrôler chaque aspect possible d’un ensemble de tâches et d’événements. Est-il possible (et même préférable) de vouloir tout contrôler?

 

Si j’ai appris quelque chose de mes expériences au sein d’équipes de travail, c’est qu’il est plus productif de se parer face aux imprévus plutôt que d’essayer de les empêcher. Il y aura toujours une marge d’erreur. C’est inévitable. Personne ne travaille à la même vitesse, personne n’a les mêmes objectifs personnels et chacun a une vie privée qui l’affecte. Bâtir un échéancier signifie établir des objectifs réalistes, mais également une marge. Si un imprévu fait basculer vos plans, c’est que vous avez peut-être mis trop d’énergie à éliminer les variables plutôt qu’à les calculer.

 

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Mon miracle à chaque matin!

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Par Josée Marquis

« Me réveiller à 6 h? T’es malade! Pour faire quoi… aller courir? Oublie ça! Moi, le matin, je suis une léthargique masse corporelle qui se traine les bottines jusqu’à la machine à café. Je suis conditionnée à appuyer sur le “snooze” jusqu’à ce que ma conscience me réveille en beuglant! ». Ça, c’était mon discours intérieur d’avant.   Avant quoi? Avant que je me mette à me réveiller à 6 h du matin pour aller courir dehors. Avant que je décide de gérer mes pensées autrement, de passer du « c’est pas moi, ça! » à « pourquoi pas? ». J’ai donc fait une lecture improbable pour la procrastineuse du matin que j’étais : « Miracle Morning – Tout se joue avant 8 heures » d’Hal Elrod, un livre toujours aussi populaire malgré sa parution en 2012.

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